LE DOSSIER TOLOSA 1218 - 2018

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LE DOSSIER TOLOSA 1218 - 2018

Message  Le Capitoul le Ven 27 Mar - 23:38

Voici le dossier que nous avons déposés et qui à été retenue pour la commémoration du 800° anniversaire de la bataille de Toulouse.


TOLOSA 1218 - 2018

Commémoration du 800° anniversaire du Siège de Toulouse
et de la mort de Simon de Montfort.


Croisade des Albigeois 1209 - 1229





               
TOLOSA 1218


Présentation

Le Lundi 25 juin 2018 commémorera le 800° anniversaire de la fin du siège de Toulouse et la mort de Simon de Montfort, chef de la croisade Albigeoise, devant nos murailles.

Toulouse 1218 – 2018 est une association toulousaine essentiellement constituée par des personnalités du monde universitaire, économique et social désireux de faire revivre notre histoire, de rendre hommage à notre passé, et de transmettre à nos enfants une partie de notre patrimoine.

En collaboration étroite avec le collectif d'associations "Croisade Albigeoise" acteurs principaux de la reconstitution du 800° anniversaire de " La Bataille Muret" en 2013, notre association se propose de prendre en charge l'organisation de cette commémoration.

L‘association « Toulouse 1218-2018 » a pour objet la promotion et le rayonnement de la Ville de Toulouse à travers son histoire, la mise en valeur du patrimoine par la reconstitution historique, le développement des échanges artistiques, culturels, éducatifs et sportifs.

Ces échanges ont pour but de faire découvrir ou mieux connaître le moyen-âge à travers spectacles, animations, festivals, concerts, rencontres, expositions, colloques, publications, etc.

Elle a le projet d’organiser, la dernière semaine de Juin, une manifestation pour faire revivre à la population les événements marquants du Moyen Âge dans la ville de Toulouse.

La commémoration se déroulera sur 3 - 4 jours idéalement du Vendredi 22 Juin au Dimanche 24 Juin 2018 ou Lundi 25 Juin 2018 sur la Prairie des Filtres, les boulodromes et le parking du cours Dillon.

Avant propos

La difficulté de la démarche de reconstitution historique réside dans la distorsion entre l’image véhiculée par la télévision et le cinéma et la vérité historique.
C’est à cette dernière que s’attache aujourd’hui notre association.

« THOLOSA 1218 - 2018 » - Le contexte historique -_________________________________________________________________________

LA CROISADE DES ALBIGEOIS[/b]

Vers 1165, le comte de Toulouse Raymond VI s'inquiète de la progression du Catharisme.
Au début du XIII l'église décide de réagir fermement, et envoie son légat, Pierre de Castelnau,  pour obtenir le soutien du comte Raymond VI de Toulouse .
Ce dernier hésite à soutenir le combat, craignant une guerre civile dans ses états, et est excommunié.
Après le meurtre de Pierre de Castelnau par un vassal du comte de Toulouse, le pape Innocent III  appelle les seigneurs du nord de la France à la croisade contre l’hérésie Cathare, également nommée « la Croisade des Albigeois ».

Raymond VI Comte de Toulouse, bien qu'excommunié, se rallie à la Croisade pour protéger ses terres ; celle-ci, menée par le légat Arnaud  Amaury attaque le vicomte Raimond-Roger_Trencavel seigneur d’Albi de Béziers et de Carcassonne, ces deux dernières villes sont prises par les croisés en 1209. Après la reddition de Carcassonne, les quarante jours dus à la croisade étant écoulés, de nombreux seigneurs du nord retournent chez eux, et seul un baron d’Ile de France accepte, avec réticence, de continuer et de diriger la Croisade il s'agit de : Simon IV de Montfort.
Sous sa direction, la croisade devient rapidement une guerre de conquête pour son propre compte jusqu'au siège de Toulouse où il trouva la mort en 1218.

Son fils, incapable de se maintenir, cède tous ses droits au roi Louis VIII de France, qui reprend la croisade à son compte.
La suite ne sera qu'une guerre d'annexion au domaine royal, avec une Inquisition  chargée d'éradiquer l'hérésie.

La Croisade des Albigeois 1209 – 1229 éradique le Catharisme ; seulement quelques-uns ont pu se réfugier en Lombardie.
Le traité de 1229 entre Raymond VII et Louis IX (Saint Louis) imposait des devoirs. Outre l’entretien des garnisons royales et de quatorze professeurs qui devaient enseigner la théologie à Toulouse, Saint-Louis attendait de lui la poursuite de l’hérésie.
L’extinction du catharisme était œuvre de longue haleine, c’est pourquoi le traité de Paris stipule la création de l’université de Toulouse que le pape concevait comme un foyer de culture orthodoxe et une arme de combat contre l’hérésie.

___________________________________________________________LE SIEGE DE TOULOUSE

Le comte de Toulouse est un des principaux seigneurs de France, ses terres s’étendent des limites de la Gascogne à la Provence, des Pyrénées à l’Aubrac, il s’agit bien d’un état au sens moderne avec territoire, drapeau, culture et langue.
1208, le Pape Innocent III organise une croisade en terre « Languedocienne » pour lutter contre l’hérésie Cathare. Les Barons du nord se croisent et forts des promesses d’indulgences et de butins,  descendent la vallée du Rhône avec un Ost (une armée) impressionnant pour se rendre devant Béziers en 1209 qu’ils réduisent en cendre massacrant tous ses habitants.

Pendant 10 ans Simon de Montfort applique le programme pour lequel il a pris la croix : l’éradication de l’hérésie.
Sans pitié, il suit à la lettre les instructions reçues d’Innocent III :

« … il faut craindre cette peste hérétique qui expose la barque de l’église à un naufrage total.… Avec plus d’assurance encore que les Sarrasins car ils sont plus dangereux, combattez les hérétiques, dépouillez-les de leurs terres afin que des habitants catholiques y soient substitués aux hérétiques éliminés. »

Les bûchers se dressent sur les terres des Comtes de Toulouse, de Foix, du Comminges, d’Armagnac, de la Provence à l’Albigeois où la répression est particulièrement sanglante. En 1217 Simon de Montfort se rend à Toulouse pour recevoir l’hommage de la ville à son nouveau comte sans attendre la confirmation de son droit à ce titre par le Roi de France. Redoublant sa faute, il engage sa foi envers ses vassaux toulousains qu’il assure de sa protection tout en ordonnant le démantèlement des remparts, parjurant immédiatement son serment féodal.

Pour les Toulousains, leur hommage est nul et non avenu. Leur cœur appartient à Raymond le banni.

C’est à la cour de France que Simon de Montfort recevra son plus terrible camouflet : alors qu’il vient d’offrir au Roi son hommage pour les terres Languedociennes pacifiées, Raymond VII (fils de Raymond VI – Comte de Toulouse) avec une armée de chevaliers provençaux entre dans Beaucaire.


- Arrivée de Simon de Montfort à Toulouse (Aout 1216) -
Toulouse est rendue responsable de cette conspiration, ordre est donné de rafler 400 otages de confisquer la totalité des armes ; exigeant la destruction des murailles et des maisons fortifiés et levant un tribut de guerre sur la ville de 30.000 Marcs d’argent, ruinant la cité, humiliant ses habitants, les écrasant sous un talon de fer et les poussant aux actions les plus désespérées.

Le 13 Septembre 1217, Raymond VI, venant de Barcelone attaque la garnison croisée et entre dans le Bourg (1)

Le comte Raymond VI que Simon de Montfort pensait être en Provence était en fait au Royaume d’Aragon.  Dés le départ de Montfort pour la Provence, Raymond rassemble une armée et des chevaliers Faydits (chevaliers méridionaux spoliés de leurs terres par Simon de Montfort) et se dirige vers Toulouse, rejoint plus tard par les comtes de Foix et de Comminges.
Les Toulousains se dépêchent, jour et nuit, de remettre la ville en état de défense, et de reconstruire les fortifications démantelées par Simon de Montfort.

Le 8 Octobre 1217  Simon de Montfort arrive à Toulouse.
Il organise un assaut, mais probablement prévenu par un espion, le comte de Comminges repousse l’assaut et blesse à mort son gendre Guy de Montfort.
Après l’échec de ce second assaut, Simon de Montfort doit se résigner à un siège qui promet de durer longtemps.

Mi Octobre 1217 :
Le comte de Foix, accompagné de chevaliers catalans, aragonais et occitans renforce le dispositif du comte de Toulouse

Mai 1218
Arrivée de l’Armée des Croisés menée par Alix de Montmorency et l’évêque Foulques, la crête des collines à l’est de Toulouse n‘est qu’un fourmillement.  Les  unes après les autres les vagues de chevaliers suivies de troupes de routiers s’avancent vers les remparts en un interminable défilé.
Mais le temps est compté à Simon de Montfort car cette armée n’est là que pour 40 jours…
Les troupes croisées installent leur camp dans le faubourg Saint Cyprien.

Le 6 Juin 1218
Raymond VII le Jeune arrive de Beaucaire avec de nouveaux renforts Provençaux.

Simon de Montfort ordonne la construction d’un abri en bois « La Chatte » pour prendre la ville.

Le 25 Juin 1218
Les Toulousains tentent une sortie pour la détruire, la mêlée est sanglante.
Au cours des combats, Simon aperçoit son frère Guy tomber, son cheval tué. Il se porte à son secours quand il reçoit sur la tête une énorme pierre lancée d’un mangonneau toulousain. Simon de Montfort est mortellement blessé.

Commémoration du 800° anniversaire du Siège de Toulouse et de la mort de Simon de Montfort.[size=13]

Souvenez-vous …

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15 Septembre 2013 MURET…

Le 15 septembre 2013, la fine fleur de la reconstitution Française, après 3 ans de préparation acharnée, se rassemble dans la plaine de Muret pour commémorer la victoire de Simon de Montfort sur l’Ost Occitan commandé par Pierre II d’Aragon.

La présence de tous ces passionnés de reconstitution et une organisation sans faille permettent de faire revivre ce moment fort de ‘histoire Occitane à une foule enthousiaste de plus de 5000 personnes.

Si Muret 2013 fut un succès incontesté, il nous a paru évident de continuer sur cette dynamique pour commémorer les faits marquants de la croisade albigeoise, source d’identité pour l’Occitanie.

De cette ambition est né le Collectif Croisade Albigeoise qui regroupe les principales troupes de reconstitution historique ainsi que l’association l’ARBRE bien connue pour ses actions de mise en valeur du patrimoine historique et pour ses conférences de haut niveau.


Le Siège de Toulouse.

Nous sommes le 25 Juin 1218. Une clameur s’élève et partout dans la ville, on allume les cierges sur les candélabres. Une pierrière, tendu par des femmes vient de lancer sa pierre « tout droit où il fallait ».
Simon de Montfort, « le comte qui était pervers et tueur d’hommes » selon la chanson, meurt sans pénitence devant les murs de Toulouse.

Cet événement spectaculaire met fin à un siège de plus de huit mois.

La ville s’était soulevée le 13 Septembre 1217 au retour de son comte légitime Raymond VI de Toulouse.


Ce long  siège, nous vous proposons d’en faire revivre les épisodes les plus marquants ; sortie des Toulousains, attaques des croisées, bataille dans les champs de Montoulieu, et pour finir, l’assaut final des croisés derrière leur « chatte » qui voit la mort de Simon de Montfort.


Pour permettre au public de se replonger dans son histoire, nous allons construire les engins de siège de Simon de Montfort et la Pierrière qui va changer la destinée de l’Occitanie.

Tout cet arsenal sera actionné par les troupes de reconstitution qui seront spécifiquement formées dans ce but.

Comme à Muret, un minimum de 100 reconstitueurs venant de la France entière sont attendus pour participer au siège de Toulouse 2018.


L’emplacement retenu pour cette reconstitution est la prairie des filtres.


Une prairie de 7 hectares en plein centre ville, site chargé d’histoire, où ont trouvés la mort nombre de combattants durant les différents épisodes du siège de Toulouse.


La prairie des filtres sera divisée en quatre zones bien distinctes :

- Le plateau de reconstitution de la bataille.
- Le campement.
- La zone d’animation médiévale.
- La zone libre  (de l’entrée de la prairie des filtres à la zone de jeux pour enfants)


Le plateau de reconstitution de la bataille.


Le plateau est la zone de la reconstitution proprement dite.

Elle comprend l’évocation de la muraille de Toulouse, les gradins pour les spectateurs, la prairie et les machines de guerre.

La muraille

L’évocation de la muraille de Toulouse devrait être constituée d’un échafaudage de 5 à 6 mètres de hauteur sur la largeur de la prairie.

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Au minimum un passage de 3 à 5 mètres doit y être emménagé pour y placer des portes recouvertes de bois.


Le reste de l’échafaudage peut soit être bardée de bois, soit être recouverte de toiles imprimées représentant la muraille de Toulouse et la porte Montoulieu.


Une à deux tours devront compléter le dispositif de la muraille de façon à y placer la Trébuchet manœuvrée par des femmes dont le jet tua Simon de Montfort.



La prairie et les machines de guerre.

La « chatte » et les différends engins de sièges viendront compléter l’espace scénique destinée à recevoir la reconstitution du siège de Toulouse.

Le campement.

Le campement des Croisés se situera à l’extrémité opposée du plateau.

Outre la reconstitution de la bataille proprement dite, nous proposerons au public une expérience exceptionnelle, la visite en immersion dans un campement militaire du XIIIème siècle.

C’est le campement des 100 reconstitueurs, avec tentes, chariots, chevaux, armes, casques et
Armures …


C’est une expérience unique car tout est reconstitué dans le moindre détail (pour participer à cet événement les reconstitueurs doivent respecter un cahier des charges draconiens en terme d’historicité et de reconstitution – pas de place au folklore -) du verre refait à l’identique par des maîtres verriers selon des pièces de fouilles, au galon ornant la robe d’une gente dame copié d’un tombant en marbre, tout l’art de vivre de nos aïeux sera accessible au plus grand nombre.



Accessible quelques heures avant les spectacles, la visite du campement sera l’occasion pour le public et les passionnés de partager leur passion pour l’Occitanie.


L’animation médiévale.

Parallèlement au campement, nous proposons d’organiser une zone « d’évocation » et d’animation médiévale, ouverte au public toute la journée, avec des activités et animations comme les fauconniers, les Montreurs d’Ours, un marché et de la restauration médiévale.

L’ensemble de ces prestataires devront remplir un cahier des charges garantissant un niveau d’historicité compatible avec la reconstitution du siège de Toulouse.

Des groupes de musique en déambulation animeront cet espace.


N’oublions pas les plus petits …

Des animations spécifiques pour les plus petits seront organisées.



Répartition espace praire des filtres – 2018 -


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Rouge : Muraille de Toulouse
Bleu    : Gradins – Accueil public
Violet  : Zone de reconstitution
Noir    : Campement
Gris    : Animation médiévale.

[u]COLLOQUE – CONFERENCES - EXPOSITION[/u]


Le boulodrome du Cours Dillon longeant la prairie des filtres verra s’installer une grande tente dédiée à la culture et l’histoire de Toulouse.



Nous envisageons deux parties distinctes, une zone destinée à accueillir le colloque et les conférences et une zone d’exposition et de divulgation autour du thème :


       «  A l’époque des comtes de Toulouse. »





Zone colloque – conférences.


Un comité va être nommé pour préparer le colloque et s’assurer les meilleurs intervenants possible sur cette période.
Il serra composé de personnalités reconnues pour la qualité de leurs travaux et travaillera en collaboration avec les associations et institutions Toulousaines. (Université du Mirail, Société d’archéologie du Midi de la France, Académie d’Occitanie etc.)



Une zone dans le chapiteau sera réservé aux libraires pour présenter des ouvrages en rapport avec la période.


Zone Exposition

Cet événement est une occasion unique pour faire sortir les sources historiques des musées et archives.

Les archives municipales, bien entendu, mais également les archives des départements actuels qui composaient au XIII° le Comté de Toulouse.
Les archives des départements de nos alliés seront également invités.(Foix, Comminges, Bézier, Carcassonne).

Les musées, et les collectionneurs privés doivent être invités à présenter leurs pièces les plus représentatives de cette période.


Un Festival de musique : L’art des troubadours

Un festival de musique se propose de recréer l’atmosphère festive et poétique des rencontres de troubadours dans les cours des châteaux du sud de la France au XIIème et XIIIème siècles. Ces poètes musiciens chantaient l’amour, la joie, la peine et l’espérance dans des poèmes à la langue d’oc ciselée et aux sublimes mélodies. La fin’amor et les valeurs de cortesia les ont inspirés et parfois la domna (dame) elle-même se fait Trobairitz (femme troubadour) et compose à son tour.
 Les troubadours proposent dans leurs chants un nouvel art de vivre guidé par l’amour. Ils louent jeunesse, beauté, générosité, courage, instruction et intelligence, sincérité et noblesse de cœur, qui embellissent la dame désirée, le troubadour lui-même et son chant.
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